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Plan de reconquête végétale de Dijon

Destiné à protéger la population des prochaines vagues de chaleur, notre plan de reconquête végétale de Dijon s’articule autour d’un ensemble de mesures que nous mettrons en œuvre durant le mandat 2026-2033

  • l’arrêt de l’artificialisation de la pleine terre, par un moratoire immédiat sur les sites de projet du Plan Local d’Urbanisme (PLUi-HD), en zone urbaine mais également en zone agricole (pour rendre la ville nourricière), puis surtout par l’élaboration d’un nouveau PLUi-HD
  • la renaturation de nombreux espaces artificialisés mais non bâtis (par exemple les sites ex Parvex-Parker et CIGV-2)
  • la préservation de nombreux cœurs d’îlots verts dans les tissus pavillonnaires, par l’adoption de règles d’urbanisme spécifiques visant à restreindre aux seuls “habitats légers” les constructions en lot arrière sur les parcelles constituant ces îlots
  • la plantation massive de nouveaux arbres en ville, y compris dans le centre-ville historique, sur de très nombreux emplacements que les habitant·e·s nous aideront à identifier à travers l’appel à contribution que nous lançons dans quelques jours. Nous proposerons un dispositif de “parrainage” de ces nouveaux arbres notamment durant leurs premières années de croissance, par des Dijonnais·es volontaires
  • un dispositif de “pastillage” pour la création de nombreux nouveaux îlots de fraîcheur publics. Il s’agira de marquer des terrains privés non bâtis sur le plan de zonage et le document graphique du futur PLUi-HD, pour signaler qu’ils sont susceptibles d’être concernés par une mesure de préemption ou d’acquisition amiable dans le cadre du plan de reconquête végétale

Nous pensons que ce plan est un impératif majeur pour faire face à l’augmentation des vagues de chaleur en fréquence et en intensité. C’est même une question de sécurité à moyen terme.

Ce plan repose sur la règle des 3/30/300 qui est un concept simple développé par le chercheur néerlandais Cecil Konijnendjik pour évaluer la présence de la nature en ville. Afin que celle-ci soit considérée comme satisfaisante pour la santé physique, mentale et sociale des habitant·e·s, trois critères doivent être respectés :

  •     3 arbres visibles par chacun·e depuis son domicile
  •     30 % de couverture canopée dans chaque quartier
  •     300 mètres maximum de distance avec un espace vert pour chaque habitant·e (5 min à pied)
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Non à l’abattage des arbres de l’ancien EHPAD Marguerites

La Maire de Dijon vient d’autoriser l’abattage de 12 arbres en pleine santé, par un permis de construire accordé au promoteur BNP Paribas immobilier promotion pour la démolition-reconstruction de l’ancien EHPAD public des Marguerites. Lacunes dans le cahier des charges de cession, non-conformité avec le PLUi-HD et surtout destruction des arbres : Dijon Avenir engage un premier recours et lance une pétition pour les sauver !

Une nouvelle fois, la Maire choisit de sacrifier des arbres au profit du béton

Au cœur de la canicule de juin, et alors qu’elle a subi en mars un sérieux revers avec l’annulation du permis de construire du projet immobilier Venise-2 sur le motif de l’incertitude majeure pesant sur le nombre d’arbres conservés, la Maire persiste dans l’erreur en signant le 23 juin le permis d’abattre une partie des arbres des “Marguerites” !

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Arbres en ville : règle des 3/30/300

Face à ce besoin et ce désir exprimé par les citoyen·ne·s d’espaces verts plus nombreux, plus équitables et de meilleure qualité, la Mairie pourrait par exemple s’appuyer sur le principe du 3/30/300 dans sa politique d’urbanisme.

Il s’agit d’un concept simple développé par le chercheur néerlandais Cecil Konijnendjik et qui permet d’évaluer la présence de la nature en ville. Afin que celle-ci soit considérée comme satisfaisante, 3 critères doivent être respectés :

  • 3 arbres visibles par chacun·e depuis son domicile
  • 30 % de couverture canopée dans chaque quartier
  • 300 mètres maximum de distance avec un espace vert pour chaque habitant·e (5 min à pied)

Cette règle relativement récente a déjà séduit par sa simplicité – rares sont les concepts aussi limpides dès leur énoncé – et par l’aspect consensuel de son sujet.

Car nous l’avons tous compris, oui les arbres, la nature et la biodiversité associée sont essentiels à la résilience de nos villes et au bien-être des citoyen·ne·s, les épisodes caniculaires passés et à venir nous le rappellent tristement. 

L’idée n’est bien sûr pas d’appeler à une application bête et méchante de cette règle ce qui serait à la fois démagogique et inconséquent. 

Néanmoins, donner plus de place à la nature dans nos villes est aujourd’hui une nécessité et cette règle des 3/30/300 – dont les effets sur la santé mentale ont été démontrés par une étude scientifique récente – peut servir a minima d’outil de sensibilisation et d’orientation.

Elle pourrait même représenter une forme de cap à viser au sein d’une politique globale ambitieuse de résilience, de santé publique et de justice sociale face à la convergence des crises.

Des progrès sont d’ailleurs à faire si l’on souhaite se rapprocher de cet objectif, on sait par exemple que seuls 71% des Dijonnais et Dijonnaises ont accès à un espace vert à moins de 300 m de leur domicile.

Cette nécessité de protection et d’essor de la nature en ville et son accès équitable pour toutes et tous que défend le concept des 3/30/300 a largement été exprimée par les citoyen·ne·s lors de la cogitation citoyenne du 5 juillet qui ont unanimement souligné à la fois l’importance de ce parc et leur désir de voir davantage de nature à Dijon.